éditos

Camille Dorival

Journaliste, ancienne PDG de la Scop Alternatives Economiques

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L’économie autrement…
pour relever les grands défis actuels !

Déjà la sixième édition des Journées de l’Économie Autrement (JEA) organisées depuis 2016 par Alternatives Economiques ! Philippe Frémeaux, qui nous a prématurément quittés en août 2020, avait été le grand architecte des cinq premières éditions de cet événement devenu incontournable.
Me voilà honorée de prendre sa suite pour orchestrer ces rencontres.

 

Comme l’avait imaginé Philippe, l’édition 2021 vous proposera à la fois des débats en plénières, des tables-rondes, des conférences-débats, des projections de films, et des ateliers en plus petits comité. Soit plus de 40 événements au total sur deux jours, réunissant quelques 200 intervenants.


Cette année, notre programme est marqué par la crise sanitaire et ses conséquences sur notre société et notre économie : quelles ont été les conséquences du Covid-19 sur les conditions de travail ? Et sur la jeunesse ? comment repenser le système de santé dans ce contexte ? L’édition 2021 des JEA prend également place dans le contexte de la campagne pour l’élection présidentielle, dans laquelle nous souhaitons nous inscrire, en participant au débat public sur les grandes questions de société qui émergent dans ce cadre, mais aussi en valorisant les initiatives de terrain, souvent portées par des acteurs de l’économie sociale et solidaire, qui fonctionnent et en promouvant des solutions susceptibles de favoriser l’émergence d’un monde meilleur pour demain.


Enfin, nous avons souhaité mettre l’accent cette année sur la transition écologique et solidaire qu’il nous faut mettre en œuvre pour faire face au défi immense du changement climatique. Comment développer les énergies renouvelables, des mobilités durables, une agriculture respectueuse de l’environnement, une finance verte ? comment assurer la transition de nos territoires ?…  Autant de questions essentielles à nous poser pour non seulement assurer un avenir à notre planète mais aussi favoriser le bien vivre de chacun d’entre nous.

François Rebsamen

Maire de Dijon

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Une économie aux modèles inspirants

L’économie sociale et solidaire n’est plus aujourd’hui une part congrue de l’ensemble de l’activité économique. En France, elle représente près de 10% du PIB et 14% des emplois privés. Les objectifs de ce « mode d’entreprendre » humaniste sont triples : adopter une approche plus sociale et plus solidaire de l'économie, avoir un impact direct sur les personnes et sur le territoire et enfin promouvoir le lien social et la justice économique des différents acteurs impliqués.

Consciente que les défis sociaux, environnementaux, sanitaires, économiques que nous traversons bouleversent nos habitudes, nos certitudes, notre façon de vivre ensemble ainsi que nos systèmes et nos protections, Dijon métropole s’inscrit chaque jour un plus, et très concrètement, dans la lutte contre « l’injustice passive », pour reprendre les mots de Jean-Baptiste de Foucauld. Chaque jour par exemple, nous agissons pour le présent et l’avenir de nos petits Dijonnais dans les restaurants scolaires en proposant une alimentation issue à plus de 60% de l’agriculture biologique et locale. En développant les mobilités douces, en rénovant les logements sur le plan énergétique, en favorisant l’économie circulaire, en soutenant directement les acteurs de l’économie sociale et solidaire, nous participons à encourager les initiatives locales dans cette voie d’une autre économie, vertueuse et performante.

Ouvertes à toutes et tous, les Journées de l’Économie Autrement sont une formidable opportunité pour oser, proposer, débattre, ouvrir le champ des possibles. Et parce qu’il est trop tard pour être pessimistes, prenons avec assurance le chemin de l’optimisme et continuons de défricher, il y a encore tant à faire.

Je vous souhaite une très fructueuse sixième édition.

Marie-Guite Dufay

présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté 

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Construire un autre rapport

à l’économie

La crise sanitaire n’a fait que renforcer la nécessité de construire un autre rapport à l’économie. 

On l’a bien vu, le Covid nous aura au moins démontré une chose positive :  la réactivité et la capacité des structures de l’ESS à innover et à se réinventer. Elles ont, au plus fort de l’épidémie, trouvé des solutions pour maintenir le lien social auprès des plus fragiles et ont été en première ligne lors de la confection de masques. 

Je suis également convaincue que les structures de l’ESS seront une nouvelle fois au rendez-vous pour répondre aux défis qui nous attendent. Je pense bien évidemment au dernier rapport du Giec et aux enjeux climatiques qui en découlent. Les acteurs de l’ESS par leur approche éco-responsable, tendent à construire un monde durable, sobre, et économe, qui ne peut pas seulement être économique, et dans lequel l’action est inscrite dans le long terme.

Enfin, à quelques mois de l’élection présidentielle, l’ESS doit s’imposer dans le débat politique pour défendre ses valeurs et sa conception du développement local, qui se construit autour de territoires résilients où chacun peut trouver sa place et vivre dignement.

Les JEA 2021 sont une nouvelle fois l’opportunité de s’emparer de ces grands enjeux de société, afin de débattre, d’échanger et de construire collectivement des initiatives locales pour travailler, produire, consommer et réfléchir autrement !